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Pz.Kpfw VI / TIGRE II / KONIGTIGER (Sd.Kfz.182)

 
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MessagePosté le: Mer 28 Avr - 16:59 (2010)    Sujet du message: Pz.Kpfw VI / TIGRE II / KONIGTIGER (Sd.Kfz.182) Répondre en citant

TIGRE II 



Le Panzerkampfwagen VI Königstiger, ou Tigre II, surnommé le Tigre royal, est, sans conteste, le plus puissant char d assault allemand de la 2GM produit en série. Certains affirment tout simplement que c'est le meilleur char lourd de ce conflit, précédant les chars russe IS-2 et IS-3 et l'americain M26 Pershing bien que disposant d'un canon d'un calibre moindre.



L'étude de ce panzer commença dès le mois de mai 1941, un an avant l'entrée en production du tigre1. Dès fin 1942, le projet dériva vers une étude plus précise : un char lourd qui puisse succéder au Tigre. En janvier 1943, hitler, après lecture du cahier des charges, imposa pour le nouveau char un canon de 88mm à haute vélocité (long), un blindage frontal de 150mm et un blindage latéral de 80mm. À la lumière de l'expérience du tout nouveau char moyen-lourd Panther, il fut décidé que le blindage serait incliné et conçu de manière à ne présenter qu'une coquille de métal d'un seul tenant par élément (châssis et tourelle).



Comme pour le Tiger I, Henshcel et Porche se lancèrent sur le projet. Porsche étudia deux designs, l'un avec une tourelle centrale et l'autre, très moderne, avec une tourelle très en arrière sur le châssis (comme le char israélien Merkava à la fin des années 1970).
Mais, comme pour le Tigre, le concept de transmission et de chassie était trop avancé pour les techniques de l'époque, aussi ce fut le design d'Henschel, plus conventionnel, mais beaucoup plus moderne que le Tigre, qui emporta le marché, notamment parce qu'il permettait de réduire les coûts en présentant un certain nombre d'éléments utilisés aussi sur le char Panther. 1 500 furent commandés, seulement 489 furent construits, notamment à cause de la destruction par les bombes américaines de l'usine Henschel de Kassel.



Au départ, les cinquante premiers exemplaires furent munis de la tourelle Krupp mise au point pour le modèle Porsche, mais l'industriel redessina une tourelle spécifique, acceptant plus de munitions, et surtout corrigeant un défaut de la précédente. En effet, à l'origine, le manteau du canon, semblable à celui des premières tourelles de Panther, c'est-à-dire en demi-cylindre horizontal, risquait de provoquer la destruction du char au cas ou un obus touchait de plein fouet la partie inférieure de ce manteau, obus qui, par ricochet, pénètrerait ainsi les œuvres vives du char, par le toit du poste de pilotage faiblement blindé. La nouvelle tourelle comportait un manteau « en groin de cochon », évitant ce problème. Mais ceci eut pour inconvénient d'alourdir le char déjà énorme, qui passait au changement de tourelle de 68,5 à 69,8 tonnes, c'est-à-dire plus lourd qu'un char moderne de type Leclerc.



Pour déplacer une telle masse de métal, le plus puissant moteur de char de l'époque lui-même se montrait un peu faible : le Maybach HL 230 P30 12 cylindres de 700 chevaux, parfait pour le Panther de 43 tonnes, supportait mal les 27 tonnes supplémentaires. Pour contrecarrer ce problème, les ingénieurs lui accouplèrent une boite de vitesse très complexe, avec 8 vitesses avant et 4 vitesses arrière, afin de démultiplier les efforts et de permettre au titan de se déplacer convenablement. Ils mirent aussi au point un différentiel de chenille permettant au char de tourner sur place, caractéristique encore rare à l'époque, mais très utile pour compenser la relative lenteur de la tourelle et l'exposition du blindage avant en cas de danger repéré à temps. Les ingénieurs mirent au point un système de train de roulement permettant d'éviter, à l'inverse du Tigre I, que les chenilles ne s'enrayent avec la boue, la glace et les rochers. Ce système s'avéra cependant à l'usage plus délicat à entretenir. Pour en terminer avec le train de roulement, comme pour le Tigre I, deux jeux de chenilles étaient prévus : une paire de 660 mm pour le transport et une paire destinée au combat de 800 mm. Ces chenilles extra larges permettaient au char d'avoir une bonne tenue en terrain instable, comme la boue, malgré son poids énorme, générant une pression au sol assez faible. Ceci ne changeait en revanche pas grand-chose au fait que le char était trop lourd pour la majorité des ponts de l'époque, ce qui réduisait de beaucoup sa mobilité tactique.







Mais avec un ratio de seulement 10 chevaux à la tonne, le char souffrait d'un cruel manque de mobilité, et d'une consommation dantesque. Sa vitesse plafonnait à 38 km/h sur route, et moins de 20 km/h en tout terrain, et sa consommation de 500 litres aux 100 kilomètres ne lui permettait qu'une faible autonomie de 120 km sur route d'autant plus handicapante que le Reich manquait de carburant. De plus, les efforts sur la transmission dus au poids du mastodonte, ainsi que la fragilité de la trop complexe boîte de vitesses, contraignirent ces chars à connaître de nombreuses pannes. Ils nécessitaient une maintenance constante pour fonctionner convenablement.
Il était armé d'un canon de 88 mm de 71 calibres de longueur (fût de 6,30 mètres), comparé aux 88 mm 56 calibres du Tigre I. La portée effective de ce canon était de dix kilomètres. Il pouvait percer le blindage frontal d'un T-34/85, d'un Sherman ou d'un char Cromwell à 3,5 km, au-delà même de la portée des canons de ces chars. L'optique de visée du canon était elle aussi à la hauteur de ces extraordinaires caractéristiques balistiques. À titre indicatif, le canon du Königstiger perforait entre 132 et 153 mm de blindage incliné à 30° à 2 000 mètres de distance.




Caractéristiques générales
Équipage5
Longueur10,28 m (caisse 7,62)
Largeur3,65 m (3,75 avec les chenilles de combat)
Hauteur3,09 m
Masse au combat70 tonnes
Blindage et armement
Blindage40 à 180 mm
Armement principal8.8cm KwK 43 L/71 (86 obus)
Armement secondaire2 à 3 MG 34 de 7,92 mm (5850 coups)
Mobilité
MoteurV12 Maybach HL 230 P30
700 ch (514,8 kW)
Suspensionbarre de torsion
Vitesse sur route41 km/h (17 en tout terrain)
Puissance massique10 ch/tonne
Autonomie110 km (80 en tout terrain)





Ajouté à cela, l'ensemble du char était muni d'un blindage épais et incliné que seules quelques armes de l'époque pouvaient vaincre, et encore à très courte portée. Aucun de ces monstres n'a jamais été perforé par l'avant. Néanmoins les flancs pouvaient être percés par les sherman firefly, M26 perching, les T/34/85 et le IS-2.
Un témoignage d'un chef de char de la 2e DB US, en 1945, ne laisse pas de zone d'om2re sur la considération des alliés pour ce char :
« Un jour un Tigre Royal me repéra à 150 mètres et mit mon char hors de combat. Cinq de nos tanks ont ouvert le feu sur lui, de 200 à 600 yards (180 à 540 mètres). Six obus touchèrent le Tigre de face et firent ricochet sur sa cuirasse. L'engin recula et disparut dans la forêt. Si nous avions des chars comme ceux-là, nous serions tous rentrés chez nous aujourd'hui. »







Ce char ne fut pas non plus endivisionné, à l'instar de son prédécesseur, et remplaça le Tiger I dans les schwere Panzer Abteilungen, ou bataillons de chars lourds. 150 d'entre eux furent confiés à des unités de Waffen SS, tous les autres furent affectés à la Werhmaht. Ils arrivèrent sur le front en février 1944. Ses premiers engagements eurent lieu autour de Minsk en mai de la même année. Leur action fut cependant restreinte, surtout sur le front Ouest, à cause des restrictions en carburant, des problèmes techniques, pannes, et surtout à cause de la redoutable aviation d'attaque au sol (jabo, de l'allemand "Jagdbomber", chasseur bombardier) des alliés. Lors de la bataille de Normandie, certains Königstigers furent même engagés par des croiseurs. Le dernier char de la guerre à être détruit fut aussi un Tigre Royal, saboté par son équipage suite à un problème mécanique, le 10 mai 1945, en Autriche.







Le dernier de ces chars à être maintenu en état de marche est exposé au musée des blindée de Saumur. Certaines années, il est possible de le voir en démonstration, dans un tableau historique mis en scène et interprété par les Cadets de l'École de Cavalerie de Saumur, lors du Triomphe de l'école qui a lieu annuellement au début de l'été.Une présentation dynamique de ce blindé a été faite le 30 et 31 mai 2009 devant ce musée.
Aujourd'hui, on peut voir ce char : - au musée des blindée de Saumur , en France. - au musée patton, aux USA. - au misée des blindée de bovington, au Royaume-Uni. - au musée des blindée de munster, en Allemagne (Basse-Saxe).






http://fr.wikipedia.org/wiki/Musée_des_blindés_de_Saumur



            

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MessagePosté le: Mer 28 Avr - 16:59 (2010)    Sujet du message: Publicité

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