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HOTCHKISS H-35 / H-39

 
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MessagePosté le: Ven 16 Avr - 13:54 (2010)    Sujet du message: HOTCHKISS H-35 / H-39 Répondre en citant

HOTCHKISS H35 / H39

      
      

Le Hotchkiss H35 ou Char léger modèle 1935 H est un char léger français, des les années 1930.) ou Char léger modèle 1935 H est un char léger français, des les années 1930.
      


      
En 1926, l'armée française établit un programme pour un char d'accompagnement d'infanterie d'une masse inférieure à treize tonnes, pour prendre la relève du Renault FT-17. Ce char devait équiper des bataillons autonomes, chargés de soutenir les divisions d'infanterie ; devant être employé en nombre (Un nombre est un concept caractérisant une unité, une collection d'unités ou une fraction d'unité.), il se devait d'être léger et peu coûteux, or le seul char qui fut conçu pour répondre aux spécifications, le Renault D1, n’était ni l'un, ni l'autre. En 1933,la société Hotchkiss présenta alors une maquette, affirmant qu'il lui était possible de produire un char de six tonnes, avec un blindage de trente millimètres. Un nouveau programme fut donc établi, demandant un char de six tonnes, doté d'un blindage de trente millimètres sur tous les angles, et armé d'un canon de 37 millimètres SA-18, en tourelle. Trois prototypes furent commandés à Hotchkiss, mais d'autres sociétés furent conviées à présenter leur modèle, Renault avec le Renault R35, et la FCM, avec son FCM36. Entre temps, le 21 juin 1934, le blindage fut porté à quarante millimètres et la masse à dix tonnes.



    
Le 18 janvier 1935, Hotchkiss présenta son prototype à la Commission d’Expérience du M
atériel Automobile, à Vincennes. Il fut ensuite essayé à Mourmelon, jusqu'au 4 mars, où le deuxième prit sa place jusqu'au 6 juin. Ces deux chars présentés sans tourelle, simplement armés d'une mitrailleuse, furent rejetés le 27 juin, car ils ne répondaient pas à la nouvelle spécification de blindage de 1934. Le type fut cependant lui accepté, sous réserve que les modifications nécessaires soit effectuées. Le 19 août, le troisième prototype, pourvu lui d'une tourelle APX en acier (L'acier est un alliage à base de fer additionné d'un faible pourcentage de carbone (de 0,008 à environ 2,14 % en...) coulé, fut présenté, et après des essais jusqu'au 20 septembre, fut accepté. Le 6 novembre, une première commande de deux cent exemplaires fut passée, le premier devant être livré au 12 septembre 1936. Avant cette date, deux autres ordres avaient été passés, respectivement de 92 et 108 véhicules.


    

Les premiers chars de série furent testés sur le terrain, jusqu'au 4 décembre 1936. Ces manœuvres montrèrent que le Hotchkiss était très difficile à diriger en tout-terrains, en particulier il virait assez mal, ce qui le rendait dangereux pour l'infanterie qu'il accompagnait. La direction de l'infanterie, donnant sa préférence au char de Renault, elle décida donc de ne prendre en compte que les cent premiers exemplaires, pour équiper seulement deux bataillons : les 13e et 28e bataillons de chars de combat. Les trois exemplaires restants furent alors offert à la cavalerie, qui les accepta car elle n'avait pas de budget pour des chars, et de plus avait moins besoin de qualités tout-terrains, car elle combattait plus sur route et avec de l'infanterie portée. Le Hotchkiss H35 avait aussi un petit avantage de vitesse pure sur le Renault, avec 28 km/h contre 20. Cependant dans la pratique, du fait de l'infériorité de sa transmission, sa vitesse moyenne était plutôt inférieure.
      
    

    

Le Hotchkiss H35 est un petit véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d'un point à un autre, sur des...), de 4,22 mètres de long, 1,95 de large et 2,15 de haut. Sa caisse est constituée de six parties en acier coulé, qui sont boulonnées ensemble. On a ainsi le plancher moteur et celui du compartiment de combat qui forment le bas du véhicule, et quatre pièces pour le dessus : une à l’avant, une à l’arrière et deux latérales. L'emploi d’acier coulé permet d'avoir un blindage incliné évitant les pièges à obus, et de maximiser les chances de déflexion d'un projectile. Bien que bonne pour l'époque, la protection ne satisfaisait pas les responsables de l'infanterie, l'épaisseur maximale étant de 34 millimètres, contre les 40 demandés, de plus il y avait beaucoup de problèmes concernant la qualité de celui-ci, entre autres du fait de l’importante sous-traitance. D'abord trop mou, l'acier fut ensuite durci, mais devint friable et chargé de bulles, bulles qui constituaient autant de points faibles.



    
L'équipage était constitué de deux hommes. Le conducteur s’asseyait à l'avant droit de la caisse, derrière une large trappe à deux battants coulés. La conduite est difficile : le char n'ayant pas le différentiel de son concurrent de chez Renault, il répondait de façon imprévisible à tout changement de direction ; les freins trop faibles, particulièrement en descente, n'améliorait pas vraiment la situation. Autre difficulté, le cinquième rapport de la boîte de vitesse était très dur à engager, si bien qu'on atteignait rarement les 28km/h de la vitesse théorique. Le char était aussi sous motorisé avec seulement 78 chevaux pour ses 11370 kg, soit 8,8 chevaux par tonne. Ce déficit de puissance et la conduite forcément brusque du pilote nuisaient fortement à la fiabilité mécanique, de ce fait les pannes était fréquentes. Le char avait cependant certaines qualités: la suspension était constituée par trois boggies ressemblant à ceux du R35, mais employant des ressorts horizontaux plutôt que des cylindres de caoutchouc, et son réservoir de 180 litres lui donnait une autonomie de 129 kilomètres ou huit heures en tout-terrains.
      
  (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide...)
 
    

    

Le chef de char, lui, prenait place seul dans une tourelle APX-R, sûrement le plus gros défaut du char mais commun à tous les chars légers français de l'époque. En effet, le chef de véhicule se retrouve seul pour servir et approvisionner l'armement, observer le champ de bataille, repérer les objectifs potentiels, et diriger le pilote. Vu le nombre de tâches à remplir, il était heureux que la radio ne soit pas installée sur ces véhicules. Pour remplir ses tâches, le chef de char ne disposait que d'une coupole d'observation, dépourvue de trappe d'accès, cette dernière étant située sur l'arrière de la tourelle. Quand il voulait observer correctement les alentours, il devait donc s'asseoir dans celle-ci, pour regarder par dessus la tourelle. Il était alors très exposé et loin de son armement.

    

Autre défaut important du char, son canon SA18 (SA pour semi-automatique en référence à sa culasse), une pièce de 37 millimètres datant de la Première Guerre mondiale, avec une vitesse initiale très faible, était incapable de pénétrer plus de 23 millimètres de blindage, ce qui la rendait impropre au combat contre les autres chars. Par la suite, la chambre du canon fut quelquefois réalésée, dans les unités de cavalerie, pour pouvoir utiliser des munitions spéciales avec une charge propulsive accrue, donnant une vitesse initiale d'environ six cent mètres par seconde, et une perforation de près de trente millimètres.
L'emport de munitions était de cent obus ( antichars : obus de rupture Modèle 1892/1924 (de type APHE : perforant explosif), ou Modèle 1935 (de type APCR : sous calibré et explosifs) et de deux mille quatre cent cartouches de mitrailleuse.

Caractéristiques générales
Équipage2
Longueur4,22 m
Largeur2,14 m
Hauteur1,85 m
Masse au combat12,1 tonnes
Blindage et armement
Blindage40 mm maximum
Armement principalcanon SA38 de 37 mm
Armement secondaire1 mitrailleuse rebiel de 7,5 mm
Mobilité
MoteurHotchkiss 1938 à six cylindres en ligne
refroidissement par liquide
120 chevaux à 2800 tours/min (88,3 kW)
Suspensionboggies à ressorts horizontaux
Vitesse sur route36 km/h
Puissance massique9,92 ch/tonne

Comme la cavalerie était demandeuse d’une vitesse supérieure, le montage d'un moteur plus puissant fut tenté à partir d'octobre 1936, donnant naissance à un prototype l'année suivante. La caisse fut agrandie pour loger le nouveau moteur de cent vingt chevaux, forçant les ingénieurs à revoir en conséquence la suspension et les chenilles. La masse atteint alors 12,1 tonnes. Le nouveau modèle, bien plus rapide, était capable d'atteindre 36 km/h, mais aussi plus facile à conduire. Présenté à la Commission d’Expérimentations de l’Infanterie le 31 janvier, il est accepté comme char léger modèle 35H modifié 39, et une commande de deux cent exemplaires est passée, étendue par la suite à neuf cent. En 1940, trois cent cinquante d'entre eux furent modifiés pour embarquer le canon SA38, plus long et plus moderne, qui lui donnait une réelle capacité anti-char. Les nouvelles chenilles rallongées, bien qu'améliorant la répartition de la pression sol le sol, retardèrent la production, car l'outillage d'usinage des patins des premières versions dut être changé. Malgré tout, toutes versions confondues, 640 chars sont prêts en septembre 1939, et environ mille en mai 1940.


À l'entrée en guerre, les Alliés décidèrent de concentrer la production de chars légers sur un seul modèle : du fait de sa grande mobilité, c'est le Hotchkiss qui fut choisi. Il était prévu d’en équiper les nombreuses divisions blindés qui devaient être mise sur pied pour une hypothétique offensive décisive pendant l'été 1941. On espérait pousser la production à trois cent exemplaires mensuels, et pour ce faire, les industries britannique et portugaise, furent mises à contribution pour fournir des éléments de caisse coulés. En échange de leur aide, les Britanniques devaient recevoir 9 Renault B1bis par mois .Ces plans ambitieux sont rapidement oubliés avec la bataille de France, en mai 1940.




Trois chars furent vendus à la Pologne et combattirent en septembre 1939, au sein d'unités de circonstance. Quinze furent envoyés au sein de la 342e compagnie autonome de chars de combat, pour appuyer l'expédition de Narvik.
Au 10 mai 1940, 360 Hotchkiss équipaient huit bataillons de chars de combat : quatre d'active, les 14e, 25e, 26e et 27e BCC, et quatre de réserve en formation, les 13e, 38e, 42e et 45e. Six bataillons furent utilisés au sein des trois nouvelles divisions cuirassées de réserve, où ils appuyèrent les puissants char B1. Dans la cavalerie, 450 était en service. Chaque division légère de cavalerie, en possédait quatorze, qui équipaient un escadron de son régiment d'automitrailleuses. Dans les divisions légères mécaniques, il complétait l'effectif insuffisant de Somua S35, il équipait deux escadrons sur quatre de chaque régiment d'automitrailleuses de combat, soit un total de quatre-vingt chars par division. La 3e DLM, vit de plus ses trois escadrons d'automitrailleuses de reconnaissance équipés de Hotchkiss, plutôt que de Renault ZT. Autres unités à l'utiliser, les 2e et 5e groupes de reconnaissance de division d'infanterie, qui en utilisaient quinze fournis par le COMAM de Montlhéry.



Utilisé le plus souvent dans des unités mécanisées mobiles, le char Hotchkiss, malgré ses nombreux défauts, se comporta assez brillamment pendant la bataille de France, en particulier du fait de la valeur et de l'abnégation de ses équipages et, dans une moindre mesure, grâce à sa protection, qui en faisait un objectif difficile à détruire pour les panzers de 1940. On peut citer parmi les nombreux faits d'armes, le combat de Flavion, le 15 mai 1940, où les 150 chars de la 1re s'opposèrent aux 718 chars du 39e PanzerKorps du général Hoth, sans aucune aide, malmenant plusieurs unités allemandes, avant de céder sous le nombre, mais aussi le combat de Stonne de la 3e DCR et de la 3e division marocaine, commencé le même jour, et qui se poursuivit jusqu'au 26 mai, coûtant à la 3e DCR, la moitié de ses équipages de chars, mais elle empêcha toute progression d'abord des deux Panzerdivisons du 19e PanzerKorps, puis des trois divisions d'infanterie du 6e Armee Korps, infligeant de très lourdes pertes aux unités allemandes.
Après l'armistice, pas moins de 550 exemplaires furent récupérés par la Wehrmacht, qui les utilisa plutôt dans les unités chargées des tâches d'occupation ou à l'entraînement. Une unité indépendante, le 211e Panzerabteilung en fut néanmoins équipée, lors des premières phases de l'opération Barbarossa, en Finlande. Les Allemands réalisèrent par la suite une série de conversions en canons automoteurs et véhicules spécialisés. Les Français continuèrent d'utiliser le modèle, dans certaines unités disposées dans l’Empire colonial. Certains de ces chars, appartenant aux forces de sécurité en Syrie, furent revendus clandestinement après-guerre, à la toute nouvelle armée israélienne, qui en fit usage pendant la guerre de 1948 et les conserva jusqu'en 1956.
Unités ayant utilisé le H35 en 1940 :

Cavalerie       
  • Dans les Divisions légères de cavalerie :
    • 1re DLC, 1er Régiment d'automitrailleuses - 16 chars
    • 2e DLC, 2e RAM - 16 chars
    • 3e DLC, 3e RAM - 16 chars
    • 4e DLC, 4e RAM - 16 chars
    • 5e DLC, 5e RAM - 16 chars
  • Dans les Groupes de reconnaissance des Divisions d’infanterie :
    • 2e GRDI, 9e DIM - 23 chars
    • 5e GRDI, 25e DIM - 23 chars
  • Dans les Divisions légères mécaniques :
    • 1re DLM, 4e régiment de cuirassiers et 18e régiment de dragons - 47 chars chacun
    • 2e DLM, 13e régiment de dragons et 29e régiment de dragons - 47 chars chacun
    • 3e DLM,1er régiment de cuirassiers et 2e régiment de cuirassiers - 47 chars chacun (tous avec canon SA38), 11e régiment de dragons portés 69 chars.
    • 4e DLM (créée le 10 juin 1940 avec les restes de 1re DLC), Groupe de la Roche (10 chars), 1er RAM.
    • 7e DLM (créée le 5 juin 1940 avec les restes de la 4e DLC), 8e régiment de dragons - 40 chars (dont 20 avec SA38)
Infanterie
  • Dans les Divisions cuirassées de réserve :
    • 1re DCR, 25e et 26e Bataillons de chars de combat
    • 2e DCR, 14e et 27e BCC
    • 3e DCR, 42e et 45e BCC
  • Les Bataillons de chars de combat attachés aux armées :
    • Ire Armée : 13e et 38e BCC - 45 chars chacun
  • La 342e compagnie autonome de chars de combat - 15 chars
Variantes
La désignation d'usine du modèle 35H modifié 39, était char léger Hotchkiss modèle 38 série D, ce qui causa beaucoup de confusion, car bien que la désignation officielle soit toujours char léger modèle 35H, beaucoup commencèrent à l'appeler 38H ou 39H. Après guerre, on considéra longtemps, à tort, que la désignation du modèle avec le moteur de 120 chevaux avait été H38 et celle avec le canon SA38, H39.

      
  • Char léger modèle 1935 H désignation officielle du modèle avec moteur de 78 chevaux.
  • Char léger modèle 1935 H modifié 39 désignation officielle du modèle avec moteur de 120 chevaux.
  • Hotchkiss H35 désignation officieuse du Char léger modèle 1935 H.
  • Hotchkiss H38 désignation officieuse du Char léger modèle 1935 H modifié 39.
  • Hotchkiss H39 désignation officieuse du Char léger modèle 1935 H modifié 39 avec le canon SA38.
Emploi dans la Wehrmacht
  • Panzerkampfwagen 35H 734(f) désignation allemande du Char léger modèle 1935 H
  • Panzerkampfwagen 38H 735(f) désignation allemande du Char léger modèle 1935 H modifié 39
  • Artillerieschlepper 38H(f) conversion en ravitailleur d'artillerie, par suppression de la tourelle.
  • Panzerkampfwagen 35H(f) mit 28/32 cm Wurfrahmen véhicule lance-roquettes.
  • 7,5cm PaK40(Sf) auf Geschützwagen 39H(f) conversion en chasseur de chars, communément appelé Marder I, 24 réalisés.
  • 10,5cm leFH18(Sf) auf Geschützwagen 39H(f) conversion en obusier automoteur de 105 mm, 48 réalisés.
  • Panzerbeobachtungswagen 38H (f) conversion en véhicule d'observation d'artillerie.

     

_________________
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MessagePosté le: Ven 16 Avr - 13:54 (2010)    Sujet du message: Publicité

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