FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer   ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 


 Bienvenue sur le Forum de la Team -=FFI=- 
SOMUA S-35

 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Le forum des resistants Index du Forum -> La Deuxieme Guerre Mondiale -> Encyclopedie -> France
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
MAJORDAM
Admin

Hors ligne

Inscrit le: 05 Jan 2010
Messages: 1 385
Localisation: caen/normandie

MessagePosté le: Lun 8 Mar - 06:51 (2010)    Sujet du message: SOMUA S-35 Répondre en citant

Somua-S35

société d'outillage mécanique et d'usinage d'artillerie
     





     
  
D’une conception innovante pour l'époque, le Somua avait une coque moulée, boulonnée, qui en faisait un char modulaire. Toutefois, en raison des errements de l'époque, seul le char du chef de peloton était équipé d'une radio (ER 29) et ne pouvait correspondre avec ses subordonnés qu'à l'aide de fanions. Un ER 28 était bien à l'étude pour équiper les chars subordonnés mais il ne put entrer en service avant le 10 mai 1940.
Sa fabrication en série fut limitée par les demandes de l'État-Major (une centaine par an) entre 1938 et 1939 alors que les capacités de production de SOMUA étaient supérieures. Aussi, à peine plus de 400 Somua furent produits, tous étant engagés au combat en mai-juin 1940 y compris ceux sortants d'usine et remis aux mains d'équipages inexpérimentés, comme à la 4e DCR du général de Gaulle.
Les S-35 étaient concentrés dans les Divisions Légères Mécaniques, comme le firent les Allemands avec leurs division de panzer. Néanmoins, ils furent pratiquement tous détruits ou sabordés et, à la défaite de la France, les Allemands en saisirent le plus qu'ils purent (environ 297) et pensèrent les utiliser aux côtés des Pz III trop peu nombreux. Toutefois, la tourelle monoplace du S 35 fut rejetée et ils les reconvertirent en chars d'entraînement ou pour le combat contre les partisans sous l'appellation Panzerkampfwagen 35-S 739(f). Certains furent envoyés sur le front de l est, d’autres furent cédés à l'armée italienne.
L'un d'eux, capturé par les partisans yougoslave, reprit du service dans le camp allié.
L'armée allemande l'utilisa sur le territoire français en juin 1944 lorsqu'elle tenta de repousser l'invasion alliée. À mesure que les alliés parvenaient à les capturer, ils les cédaient aux Français qui les retournaient contre la wehmarth.
   



Le Somua S-35, en mai 1940, était tout simplement considéré comme le meilleur char du monde. Le véhicule a été conçu et fabriqué par la Société d’Outillage Mécanique et d’Usinage d’Artillerie (SOMUA) en réponse à une commande du commandement français de 1931, programme ratifié le 26 juin 1934. La commande spécifiait un véhicule de 13 tonnes avec 40mm de blindage, un canon de 47mm et une mitrailleuse. Il devait disposer d’une autonomie de 200 km et une vitesse au moins égale à 30 km/h.



Un prototype de 17 tonnes et quelques, donc plus lourd que ce qui était prévu, a été envisagé puis produit à l’automne 1934. Les essais ont démarré à l’été 1935 et une première commande de 50 blindés a été plaçée en mars 1936. Le Somua S-35 a été le premier tank à être construit selon un processus à base de moulage et, entre autres, il fut le premier à disposer d’un blindage arrondi. Le char avait donc un excellent blindage pour l’époque, un ratio poids/puissance excellent et une vitesse de 40 km/h. En plus, la tourelle (elle aussi moulée) APX4 était du même modèle que celle du b1bis, dotée du canon à haute-vélocité SA-35 L/34 de 47mm. Cette arme le rendait capable de détruire n’importe quel blindé ennemi de son temps, avec facilité, jusqu’à une portée utile de 800 mètres.
En mai 1940, l’armée française disposait de plus de 400 Somua S-35 en service qui équippaient les Régiments de Cuirassiers des toutes nouvelles Divisions Légères Mécaniques (DLM). Chaque DLM avait deux régiments avec chacun 44 chars. Les DLMs avaient aussi deux autres régiments de chars mais équippés de chars légers Hotchkiss H35 ou H39 Ils ont tous pris part aux premiers combats en Belgique où ils s’acquittèrent honorablement de leur tâche.
L’épaisseur et les arrondis du blindage du S-35 le rendait très difficile à détruire. Les obus de 37mm qui équipaient les Panzer III et Panzer 38 allemands, ainsi que les canons anti-tanks, étaient simplement incapables de pénétrer le blindage. Les Somua S-35 ont été perdus au combat contre les canons anti-aériens de 88mm (flack36), reconvertis à la hâte par les Allemands en canons anti-tanks. Les pertes ont aussi été dûes aux Stukas. Le reste a été détruit par le manque de ravitaillement ou de pièces de rechange. Des éléments de la 3e DLM ont pris part aux combats autour d’Arras lors de la contre-offensive décidée par le BEF le 21 mai 1940 et s’en acquittèrent très bien. Le canon de 47mm s’est révélé être une arme très dangereuse à toutes les portées.
Les failles du Somua S-35 étaient cependant nombreuses et en premier lieu l’absence d’une radio fonctionnelle et une tourelle prévue pour un seul homme. Le chef de char était aussi cannonier. Ceci a eu pour résultat une faible cadence de tir. La doctrine de l’armée française à l’époque stipulait que les blindés devaient accompagner l' infanterie.Ils étaient lancés dans la bataille en ordre dispersé. Ainsi, l’attaquant allemand avait constamment la supériorité numérique là où il attaquait, ce qui leur a permis de gagner les batailles grâce à de meilleures manoeuvres de contournement.
     



Caractéristiques générales
Équipage3 hommes (conducteur,opérateur radio,commandant/canonnier)
Longueur5,38 m
Largeur2,12 m
Hauteur2,62 m
Masse au combat19,5 tonnes
Blindage et armement
Blindage55 mm
Armement principalcanon de 47 mm SA35 / 28 obus HE / 90 obus AP
Armement secondaire1 Mitrailleuse Reibel de 7,5 mm / 21 chargeur de 75 cartouche
Mobilité
MoteurSomua V-8 190 ch
Suspension?
Vitesse sur route40 km/h sur route
20 km/h en tout-terrain
Puissance massique9,74ch/t
Autonomie230 km(130 en tout terrain)

Équipé d’une tourelle monoplace, le chef de char faisait office de canonnier, ce qui empêchait de tirer pleinement parti de l'armement principal.
En juin 1934, l’armée française demande la réalisation d’une « automitrailleuse de combat » destinée à la cavalerie, elle fait savoir que l’engin devra faire dans les 13 tonnes et être équipé de la tourelle déjà définie pour le char B1.


     


Le prototype du S35arrive à Reims au début de 1936, dans les quartiers du 4ème Cuirassier et du 18ème Dragon. Le blindé avait un moteur initial développant 200 Ch, un Hispano V8, il était venu par ses propres moyens, par la route. C’est le 4ème escadron qui fut chargé des expérimentations du prototype qui pesait dans les 19 tonnes.
Le rôle de ce futur char étant d’avoir des performances de vitesse mais aussi de longévité, il fut soumis à de rudes tests et était souvent « cassé ».
Les tests se poursuivirent en tout terrain, afin de confirmer les performances de l’engin. A la suite de ces essais, les patins de chenille furent changés, car trop lisses : ainsi commença la production du char produit par la Société d’Outillage Mécanique et d’Usinage d’Artillerie S 35.
Les S35 étaient destinés aux Division Légères Mécaniques, et c’est la 1ère DLM fut servie avant les autres (4ème Cuirassier et 18ème Dragon). Très vite, les pilotes apprécièrent les performances du blindé, qui affichait une vitesse moyenne sur route de 40 km/h.


     

Selon les spécialistes de l’époque, le Somua avait de très gros avantages technique:

une coque pensée en trois parties, plus la tourelle, facilitant l’accès à toute la mécanique une fois déboulonnées, on voyait souvent les S35 sans coque supérieure ni tourelle se balader lors des opérations de maintenance,
un blindage efficace de 40mm, en fonte coulée,
un moteur V8 robuste et performant de 190 Ch,

un système astucieux de rotation du blindé, qui agissait avec des embrayages latéraux fonctionnant à la vitesse du moteur, pas celle de la boite. La rotation du char s’obtenait non pas seulement par freinage d’une des chenilles, mais par accélération de l’autre.
Il en résultait qui plus le rapport de vitesse était important, plus le char virait court.Au point mort le S35 pivotait sur place.
une bonne vitesse de pointe, allant sur route jusque 50 km/h,
une fiabilité que les équipages jugeaient plus que satisfaisante.



A tous ces points positifs il faut reconnaître quelques lacunes :

un train de roulement qui aurait pu être meilleur,la tourelle monoplace, qui donnait au chef de char de multiples rôles,
absence de moyens fiables de communication et d’interphone,Au combat, il fallait créer un courant d’air en ouvrant les écoutilles et les fentes de visée après avoir tirer une centaine de coup de 7.5, pour évacuer les gaz, et ce malgré la présence d’ouvertures dans la partie supérieure du blindage.
Agencement
Le pilote était assis à l’avant gauche (sens de la marche) avec les pédales et leviers habituels.
Légèrement en retrait à sa droite, le radio et son poste ER29, d’une portée de 5 km maxi entre chars en mouvement. Ce poste, amélioré en 1938, était constitué de l’émetteur récepteur ER29, avec chacun leur boîtier d’alimentation, et divers autres boîtiers (convertisseur ER29, décodeur basse fréquence, etc.). Ce poste équipera certains H35, mais vu la taille on le mettra à l’extérieur, sur une aile.
A titre indicatif citons également le recit d’un gradé de l’armée française qui indiquait après guerre que la boite de commande du poste avait été placée sur le trajet des douilles du canon de 47 sans que personne ne s’en aperçoive, détruisant les radios aux premiers coups de canon, ceux-ci n’ayant pas servi avant le 10 mai 1940.
Le chef de char devait être à la fois chercheur de cible chargeur et tireur, éventuellement commandant de peloton ou de compagnie de chars : cet "homme-orchestre" devait choisir entre ses multiples fonctions, bien trop de charge pour une efficacité maximale.
Le s35 http://3dlm.net/spip/spip.php?mot?id_mot=4passe pour avoir été, en 1940, un des meilleurs chars qui soient. La tourelle APX abritant le canon de 47/32 semi automatique était efficace contre tous les blindés allemands jusque près de 1000m, même si les rôles du chef de char l’handicapaient lourdement. Le canon était jumelé à une mitrailleuse Chatellerault calibre 7.5 modèle 31, qui pouvait être désolidarisée pour de faibles débattements latéraux. Pour l’approvisionnement, le blindé disposait de 85 (ou 108 ?) coup de 47 mm et de 15 chargeurs de mitrailleuse.




     
Le Somua fut sans contredit le meilleur char français et était supérieur à tous les chars étrangers de même catégorie, y compris les chars allemands. Son canon de 47mm. S.A.35 était la meilleure arme antichar.
Son nom vient de la société d'outillage mécanique et d'usinage d'artillerie de St. Ouen. C'est en 1935 que cette société produisit le prototype avec un tout nouveau concept nommé par l'armée française : automitrailleuse de combat (AMC) modèle 1935 Somua. Avant-gardiste pour l'époque, le Somua avait une coque soudée et était équipé de radio. La plupart des armées communiquaient encore par signes entre char. Sa production fut malheureusement ralentie par des troubles politiques et syndicaux qui secouaient la France entre les années 35 et 39 ce qui fut mortel lorsque la guerre éclata. 400 Somua seulement étaient produits et 250 étaient sur la ligne de front pour subir l'attaque allemande de mai 1940. Malgré les mises en garde stratégique du colonel De Gaulle, on les utilisa en petits groupes au lieu de les concentrer comme firent les Allemands. Ils furent pratiquement tous détruits et à la défaite de la France, les Allemands en saisirent le plus qu'ils purent et les reconvertirent en char d'entraînement ou pour le combat contre les partisans sous l'appellation Panzerkampfwagen 35-s 739. Certains furent envoyés sur le front de l'Est, d'autres furent cédés aux italiens. Il revoit l'action sur le territoire français en juin 1944 lorsque les Allemands tentent de repousser l'invasion. À mesure que les alliés parviennent à les capturer, ils les cèdent aux forces françaises libres qui les retournent contre la Wehrmacht pour les chasser de France.
     
   



   
 

    
   

_________________
HONNEUR ET PATRIE
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Lun 8 Mar - 06:51 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Le forum des resistants Index du Forum -> La Deuxieme Guerre Mondiale -> Encyclopedie -> France Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2015 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
    Darkness 1.2 template by Griffin
Copyright © 2003-2004 Griffin Webpages; All rights reserved