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Le dernier combat des waffen ss francais

 
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sdkfzbis
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MessagePosté le: Lun 9 Nov - 12:15 (2009)    Sujet du message: Le dernier combat des waffen ss francais Répondre en citant

Berlin Avril 1945

A la tête des volontaires du dernier carré se trouve un ancien lieutenant de l'infanterie coloniale, Henri Fenet, deux fois blessé devant Verdun en juin 1940 et de nouveau blessé en Galicie dans les rangs de la Sturmbrigade Frankreich comme commandant de compagnie. Il y a quelques semaines, il a réussi à tirer son bataillon presque au complet de l'enfer de Poméranie, la célèbre percée de Divenow, ce qui lui a valu, avec la croix de fer de première classe, le grade de Haupsturmführer.

Ce jeune capitaine SS français de 26 ans va donc commander le Sturmbataillon composé de 4 compagnies de combat (fortement réduites) et la compagnie d'honneur de Weber. Le 25 avril, ils embarquent et partent pour Tempelhof. Deux des camions du camions du convoi ne pourront arriver à destination, et seuls quelque 350 hommes participeront à l'ultime aventure.

Comme les véhicules des SS français se trouvent bloqués par un pont détruit peu avant la capitale, ils continueront à pied. Il est certain que le Sturmbataillon de la Charlemagne a été la dernière unité à pénétrer dans Berlin avant son encerclement complet par les forces soviétiques. La marche sera longue et pénible. A leur arrivée, les volontaires prennent quelques heures de repos dans la forêt de Grünewald, tandis que le brigadeführer Krukenberg se rend auprès du Général Weidling. Il apprend qu'il doit prendre la tête de la division SS Nordland, formée de volontaires danois, hollandais, suédois sans compter quelques anglais. Pour l'instant, il garde sous ses ordres la compagnie d'honneur, que commande l'Obersturmführer Wilhem Weber. Les autres Français sont répartis entre quatre compagnies fortes de 60 à 80 hommes chacune et bien pourvues en cadres en raison de la présence d'une promotion d'aspirants tout juste sortis de l'école.

Dès le 26 avril, le Sturmbataillon français est engagé dans le secteur de Neukölln, au sud-est de Berlin. Quelques panzers du régiment de chars de la division Nordland appuient une contre attaque qui se heurte rapidement à une résistance acharnée de la part des soviétiques. Très vite les premiers chars russes vont être détruits malgré une résistance acharnée. 30 environs sont mis hors de combat, ainsi que nombre de canons antichars.

En une seule matinée, la moitié des SS français venus à Berlin seront mis hors de combat. On compte les tués et les blessés par dizaines. Le Haupsturmführer Fenet, qui a installé son poste de commandement dans l'hôtel de ville, est lui même blessé au pied, à l'endroit exact où il avait été blessé en juin 40 par les Allemands !

Il se fait porter sur une chaise et continue à diriger ses hommes. Son grand souci, maintenant que la contre attaque française se révèle un échec, est de récupérer ses troupes, isolées par l'avance russe dans le secteur voisin, et de les regrouper en vue d'une nouvelle mission. Il reçoit alors vers minuit l'ordre de rejoindre la Hermannplatz. Le jeune capitaine SS laisse derrière lui un groupe conduit par l'un de ses fidèles sous-officiers, l'Obersharführer Hennecourt, chef de la section de commandement qui doit regrouper tous ceux qui ont été laissés en arrière par le repli français.

au début de la nuit du 26 au 27 avril, les rescapés des combats sont rassemblés sur la place Belle Alliance. La 1ère compagnie de l'Untersturmführer Labourdette a été envoyée en mission vers l'aéroport de Tempelhof. Quant à la deuxième compagnie, elle a perdu son chef, l'Obersturmführer Michel, un breton disparu au cours des combats de la veille et que certains affirment avoir vu mortellement blessé. La 3ème compagnie, qui compte désormais moins d'une trentaine d'hommes, est là, avec son chef l'Obersharführer Rostaing, un ancien de la section de chasse de la LVF qui à vécu de passionnantes aventures guerrières en Russie. Quant à la quatrième compagnie, guère plus nombreuse, en l'absence de son chef, l'Obersharführer Olliver, engagé dans un autre secteur, elle est commandée par un authentique prince russe, le Standartenjunker Protopopoff.

Ayant rassemblé ceux de ses hommes qui sont encore valides, le Hauptsturmfuhrer Fenet les installe pour quelques heures de repos dans une brasserie, la Thomas Keller, et se rend au poste de commandement de la division Nordland pour prendre les instructions du Brigadeführer Krukenberg. Son officier d'ordonnance, le Standartenoberjunker Douraux, l'accompagne. Après un arrêt à l'infirmerie de campagne, installée dans les caves de la Reichbank, pour se faire soigner et panser, le chef de bataillon d'assaut français et son ordonnance partent à la recherche de leur commandeur. Ils le retrouveront le 27 avril, dans les sous sol de l'Opéra, situé sur la célèbre avenue Unter den Linden.

Fenet apprend que son bataillon sera divisé en petit groupe de 8 hommes chacun, chargés de mener la lutte contre les chars, de plus en plus nombreux à tenter de s'infiltrer dans les rues de la capitale. Dans la journée, les SS français quitteront donc leur cantonnement, pour gagner les caves de l'Opéra-Comique, où l'unité va être réorganisée. Le trajet se fera en empruntant une partie des tunnels du métro Berlinois. Pendant ce temps, le poste de commandement de la division s'installe à la station Stadtmitte, dans un wagon éclairé avec des bougies. Dans ce décor sinistre, le Brigadeführer Krukenberg distribue quelques Croix de Fer gagnées l'avant-veille pendant les combats de Neukölln.

Krukenberg a réuni sous ses ordres non seulement les Allemands et les Scandinaves de la division Nordland, mais également de nombreux isolés, et notamment des volontaires SS lettons, estoniens, suisses et espagnols.

Dans la nuit du 27 au 28 avril, les chars russes se massent aux environs de la place Belle-Alliance, et une demi-douzaine d'entre eux ont même réussi à lancer une attaque en direction de la chancellerie du Reich en suivant la Wilhelmstrasse. Ils seront finalement détruits non loin du bunker occupé par le Führer.

Dès l'aube, l'Allemand Weber et le français Hennecourt interviennent pour attaquer les blindés. Les combats de ce genre ne vont plus cesser jusqu'à la fin de la bataille de Berlin.

Une véritable compétition s'engage alors entre les volontaires SS pour savoir qui parviendra à détruire le plus grand nombre de chars ennemis. Maintenant que tout est perdu, les hommes de la Charlemagne prennent tous les risques. L'Untersharführer Vaulot détruit son quatrième char russe au panzerfaust. Ses camarades occupent les avant-postes et guettent les blindés ennemis derrière des pans de mur en ruines, ne tirant sur leur cible qu'à quelques mètres seulement. Les soviétiques font intervenir canons et mortiers pour tenter de rendre la vie impossible à ces chasseurs de chars qui leurs causes de lourdes pertes. Beaucoup, évacués vers les postes de secours, seront par la suite portés disparus, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'ils soient morts... certains finiront le combat avec d'autres SS étrangers.

Malgré sa blessure et l'interdiction de son commandeur, le Haupsturmführer Fenet rejoint ses hommes sur la ligne de feu. Il coordonne l'action des petits groupes qui ne cessent de contrer l'avance irrésistible des chars soviétiques. Il retrouve l'Obersturmführer Weber, que ses SS surnomment Cyclone et qui ne parle pas un mot de français, ce qui ne l'empêche pas de jouir d'une fantastique popularité dans sa compagnie d'honneur. Il vient de détruire un T34, qui brûle à quelques mètres de sa position. Seuls les blindés sont jusqu'ici entrés en action, et les SS français ne se sont pas encore mesurés aux fantassins soviétiques dans ce secteur de Berlin, qu'ils occupent entre la Wilhemstrasse et la Friedrichstrasse.

Fenet retrouve ses agents de liaison, qui lui raconte les moments terribles qu'ils viennent de vivre. Après la mort de l'Untersharführer Millet, tué le 26 avril, son camarade Riberto le remplace. Il réussira un coup de main contre un immeuble tenu par les soviétique et, avec d'autres agents de liaison, mettra une cinquantaine d'adversaires hors de combat.

Quelques heures plus tard, il repartira en patrouille avec son ami l'Untersharführer Lacombe, dit Bicou, 18 ans, le plus jeune sous-officier du bataillon français. En compagnie de leur camarade Couturier, un ancien sapeur pompier de Paris, ils se battent au pistolet et à la grenade dans les ruines d'un immeuble occupé par les Russes. Très sérieusement blessé, Riberto perdra un oeil, tout comme un autre SS français, Boural, qui a été touché à Neukölnn. Ce dernier survivra à la bataille de Berlin et entrera dans les ordres après la guerre.

Pendant toute la nuit du 28 au 29 avril, les SS français entendent les cris de femmes allemandes, violées par les soldats soviétiques à quelques dizaines de mètres d'eux, dans les caves des immeubles.

A l'aube, des chars russes tentent à nouveau de progresser le long de la Wilhelmstrasse. Les premiers sont bloqués net par le tirs des panzerfaust des français. Mais les blindés qui n'ont pas été toucher ripostent et essaient, à coup d'obus, de faire écrouler les immeubles où se sont embusqués les défenseurs de ce quartier central de Berlin. Vaulot a détruit la veille quatre nouveaux chars à lui seul, tandis que son camarade l'Untersharführer Albert Brunet en compte trois sur son tableau de chasse.

Le Haupsturmführer Fenet doit reculer son poste de commandement totalement dévasté par les obus, et décrocher avant que les survivants de son unités ne soient encerclés. En effet les fantassins ennemis commencent à s'infiltrer de part et d'autre de sa position. ses hommes mettent le feu aux immeubles voisins pour couvrir leur repli. Désormais, les SS français vont se battre quelques dizaines de mètres en arrière de leur précédente ligne de front. Ils tiennent maintenant le carrefour de la Puttkammerstrasse. Le poste de commandement est installé dans une librairie qui sera bien vite prise sous le feu des mortiers de 120 soviétiques. Le Standartenjunker Protopopoff est alors tué par un obus dans la cour de l'immeuble situé derrière le PC.

Les russes lancent un troisième assaut de blindés. Les obus ne cessent de frapper, les éclats sifflent. L'adjudant SS Rostaing est enseveli sous des gravats et on le croit mort quand il surgit, blanc de poussière, au PC du bataillon pour se voir remettre la Croix de Fer de première classe. En ce soir du 29 avril, les volontaires français tiennent encore et toujours leurs positions. Mais on compte de nombreux tués, notamment parmi les cadres, comme les Standartenoberjunker Billot et Le maignan, et de nombreux blessés comme les Standartenoberjunker de Lacaze, Boulier, Frantz et l'Untersturmführer Berthaud. L'Untersturmführer Labourdette a disparu dans les couloirs du métro au cours d'un accrochage avec une patrouille russe. D'après les hommes de la 1ère compagnie, il a été tué.

Durant toute la nuit Berlin n'est plus qu'un gigantesque brasier. une odeur épouvantable de cadavres en décomposition s'élève des ruines. Les cris des femmes que l'on viole continuent.

La journée du 30 avril se passe dans une atmosphère hallucinante. les soviétiques prennent à partie les défenseurs de la capitale du Reich sous les salves de fusées de leurs "orgues de Staline". Le bruit devient de plus en plus assourdissant, tandis que les colonnes de fumée noires s'élèvent dans le ciel. Un soldat Ukrainien, fait prisonnier, annonce au Haupsturmführer Fenet que l'assaut final aura lieu le 1er mai.

Les attaques vont se succéder toute la nuit. Les fantassins russes progressent dans le sillage des chars. Un T34 parvient à franchir le barrage des avant-postes et à pénétrer d'une trentaine de mètres dans le dispositif du Sturmbataillon avant d'être détruit. les soviétiques lancent sans cesse de nouvelles attaques dans la Wilhelmstrasse et tentent de déborder les positions françaises.

Le Haupsturmführer Fenet décide alors de se replier d'une centaine de mètres pour installer les derniers combattants français dans l'immeuble du RSHA, Prinz-Albrechtstrasse. vers 18 h, le décrochage est terminé, et les SS français prennent positions dans les caves, où les soupiraux leur fournissent de bons postes d'observation. très vite, de sévères engagements les opposent à l'infanterie bolchevique.

Une dernière remise de Croix de Fer aura lieu dans la nuit du 1 au 2 mai, à la lueur des bougies fixées dans les "tours de jul" trouvées dans les sous-sol du ministère. Au même moment, l'Untersharführer Vaulot, que ses camarades appellent familièrement Gégène, reçoit la Croix de chevalier de la croix de fer pour avoir détruit en combat singulier son huitième char russe. Le Brigadeführer Krukenberg, en lui remettant la cravate à la station de métro Stadtmitte, prononce un petit discours où il évoque la bravoure des soldats français sur tous les champs de bataille du monde.

Le Brigadeführer quitte son poste de commandement de Stadtmitte vers minuit. Il se dirige vers le nord-ouest de la capitale pour tenter une percée. Avec lui, quelques hommes de la Charlemagne, dont l'Obersturmführer Weber et l'Obersharführer Appolot, qui viennent d'être à leur tour proposés pour la Croix de chevalier de la Croix de fer, tout comme le Haupsturmführer Fenet.

Lors de la tentative de percée, Vaulot et Appolot seront tués, et Krukenberg fait prisonnier.

Dans la nuit du 1er au 2 mai, les derniers volontaires tiennent les caves du RSHA. Ils sont encore une trentaine, soit 10% seulement de l'effectif engagé quelques jours auparavant. A l'aube, alors qu'ils ont gagné les bâtiments du ministère de l'Air, ils aperçoivent des soldats bolcheviques et allemands qui semblent fraterniser. Il y aurait donc eu un ordre de cessez le feu ? Des voitures roulent avec des drapeaux blancs. Fenet décide de ce rendre à la Chancellerie du Reich pour y prendre de nouveaux ordres. A la tête de ses hommes en armes, il croisera des soldats soviétiques qui ne tenteront même pas de les arrêter. Seul son officier d'ordonnance, le Standartenoberjunker Douraux, blessé au bras, verra son pistolet confisqué.

Une bouche d'aération permet aux derniers SS français de gagner le souterrain du métro. A la station Stadtmitte, ils ne trouvent plus trace de l'ancien poste de commandement divisionnaire. A la station Kaiserhof, le capitaine SS aperçoit après une bouche d'aération des centaines de soldats soviétiques qui encombrent les chaussées dévastées. Tout semble fini. il décide pourtant de gagner la station Postdamerplatz. Là, il se cache avec ses hommes sous la pile d'un pont en espérant échapper à la capture.

Pourtant les français ne tardent pas à être découverts par les patrouilles russes. On leur prend leurs montres puis, ensuite seulement, leurs armes. Ils rejoignent une colonne de prisonniers. L'Untersharführer Albert Brunet est alors tué d'une balle dans la tête par un soldat russe, manifestement ivre comme de coutume. Ce jeune sous officier avait détruit à lui seul 4 des 62 chars soviétiques mis hors de combat par le bataillon d'assaut français "Charlemagne" lors de la bataille de Berlin. Pour les survivants commence la captivité, puis viendra, lors du retour en France, l'heure du jugement et de longues années de prison.

Pourtant, c'est en sifflant entre leurs dents le Chant du Diable que les derniers SS Français passeront devant la porte de Brandebourg... le Diable rigolant avec eux.
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MessagePosté le: Lun 9 Nov - 12:15 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Poussin
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Inscrit le: 30 Avr 2009
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Localisation: Vincennes

MessagePosté le: Lun 9 Nov - 13:10 (2009)    Sujet du message: Le dernier combat des waffen ss francais Répondre en citant

Perso. j'ai rejoins les FFI etant fan de la 2e guerre mondiale, des chars etc....

mais faire en ce lieu, l'apologie des SS qu'ils soient français ou autre et leurs "heroismes" me semble plus que déplacé....
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sdkfzbis
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MessagePosté le: Lun 9 Nov - 13:48 (2009)    Sujet du message: Le dernier combat des waffen ss francais Répondre en citant

Je ne vois rien d'idéologique ds ce texte !! il n'est la qu'à titre historique pour raconter les durs combat livrés ds Berlin !!
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Dca
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Inscrit le: 27 Nov 2006
Messages: 2 129
Localisation: nimes

MessagePosté le: Lun 9 Nov - 21:30 (2009)    Sujet du message: Le dernier combat des waffen ss francais Répondre en citant

Pour moi non plus rien de choquant, car j'ai déjà mis des liens traitant des Waffen SS sans pour autant en faire une quelconque apologie, mais il faur savoir "extraire" le côté historique du coté idéologique, perso j'admire michael WITTMANN non pour pour son engagement politique au sein de la Waffen SS, mais pour son coté stratège et meneur d'hommes, ainsi que celui de commandant d'unités blindés............
Donc sujet "historique et non polémique".............

Dca

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:31 (2016)    Sujet du message: Le dernier combat des waffen ss francais

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